Conclusion

Le sport, à sa manière, « est-au-monde », c’est-à-dire qu’il fait partie intégrante de la société, à la fois comme spectateur, mais aussi comme acteur, qui a donc une influence sur celle-ci. Pour répondre à notre problématique générale, oui, le sport fait partie de la culture, précisément de la culture commune. Le sport est un art qui combine beauté, précision, expression, de joie ou de déception, rythme, élégance. Le sport est un spectacle. Le sport appartient à l’Histoire. Le sport appartient à la société. Le sport est un acteur qui joue plusieurs rôles, un rôle politique tout d’abord, géopolitique ensuite. Selon les pièces, il a parfois le bon rôle, œuvrant pour la paix dans le monde, étant un moyen d’intégration pour des personnes handicapées, générant une nouvelle activité économique, de l’emploi, mais il a aussi parfois le mauvais rôle. Il exprime alors la division, est utilisé pour la propagande d’idéologies plus que douteuses par des régimes totalitaires, ou est acheté comme un morceau d’histoire pour s’affirmer sur le plan politique. Nous ne disons pas par-là que le sport est bon ou mauvais en soi, comme bien souvent tout dépend de la façon dont il est utilisé. Le sport agit sur la société, la société agit sur le sport. L’évolution de la société, la mondialisation, les progrès techniques, les nouvelles technologies sont autant de facteurs qui ont leurs conséquences sur le monde sportif. La mondialisation entraîne la division internationale du travail entre pays du Sud et pays du Nord, les progrès techniques permettent le progrès sportif, ce qui signifie de nouveaux records, les nouvelles technologies ont permis le développement du sport virtuel et la retransmission d’événements sportifs dans le monde entier. Les guerres ont une répercussion sur les performances sportives, mais avant tout sur les sportifs. Enfin, le sport est soumis à des enjeux économiques qui conduisent à une marchandisation du sport et à un sponsoring qui demande des résultats, il est d’autre part victime de la crise économique.