II) Quel rôle joue le sport dans la société ?

Quels enjeux politiques, idéologiques, géoculturels recouvre l'utilisation du sport et de ses champions dans les nouvelles formes d'affrontement qui surgissent au XX ème siècle ? Quelles places occupent les Jeux Olympiques, le football, les grandes manifestations sportives et les institutions internationales qui les gèrent dans la régulation des tensions internationales et l'instauration d'un nouvel ordre mondial ? Quelle est la place du sport dans l’économie ? Comment le sport peut-il favoriser l’intégration ?

Dans son étude sur l'importance du sport dans la société moderne, écrite dans les années 1960, Max Horkheimer arrive à la conclusion que le sport est l’expression moderne de grandes traditions culturelles du passé. Sans cet esprit sportif,  la survie d'une concurrence loyale et pacifique entre les nations n'aurait pas pu être imaginée. Affirmant que le sport est une expression de la liberté, Horkheimer conclut que dans notre civilisation moderne, qui est menacée de toutes parts, le sport est devenu une sorte de monde à part, une société au sein de la société, où nous pouvons placer nos espoirs ».

A) Le sport comme mode de gouvernance international et rôle du sport en politique, géopolitique

La tenue de compétitions d’envergure internationale telles que la coupe du monde de football ou les Jeux olympiques implique nécessairement la participation financière de l'État concerné. Il s’engage à couvrir les déficits que le comité d’organisation ne pourrait combler. L'État intègre la manifestation dans sa politique internationale. Être au centre de l’actualité mondiale pendant quelques semaines lui permet de diffuser un message d’ouverture, d’hospitalité, et d’améliorer son image.

Le sport devient une « arme » entre les mains de la « communauté internationale » naissante alors que le boycott permet aux nations de peser dans un sens ou un autre sur les tensions du monde.

Comment le sport se superpose-t-il à la guerre ? Comment participe-t-il à générer de nouveaux modes de gouvernance internationale ? Avec quels résultats ? Pourquoi le sport est-il d’un enjeu stratégique ?

Nous nous intéresserons au sport comme vecteur de paix. Il s'agira en particulier d'éclairer le rôle des ONG dans l'organisation et la gestion des projets de paix à caractère sportif et/ou dans l'utilisation du sport à des fins de restauration des liens interculturels entre nations. Dans cette perspective, nous examinerons les rôles et missions de l'ONU, de l'UNESCO et d'un certain nombre d'institutions internationales comme la FIFA. Puis nous montrerons l’intérêt stratégique des grandes compétitions sportives.

1) Établir des relations pacifiques entre les peuples

Depuis les Jeux olympiques antiques, le sport est l'occasion d'établir des relations entre peuples. La Trêve Olympique instaure une période de paix entre peuples en guerre. Elle fait aujourd'hui l'objet d'une résolution des Nations Unies à chaque olympiade et est par ailleurs promue par la Fondation internationale pour la trêve olympique.

a) L'ONU, le sport au service de la paix

L'Organisation des Nations Unies a été fondée en 1945, dans le but de maintenir la paix dans le monde. Il semblerait que le sport puisse y contribuer, explique M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU : « Le sport apparaît de plus en plus comme un important moyen permettant d'aider les Nations Unies à atteindre leurs buts. […] En intégrant de manière plus systématique le sport dans ses programmes en faveur du développement et de la paix, l'Organisation peut mettre pleinement à profit un outil économique et de grande portée grâce auquel nous pourrons créer un monde meilleur».

Le rapport de l'équipe de travail inter-institutions des Nations Unies sur le sport au service du développement et de la paix, donne un aperçu du rôle croissant que jouent les activités sportives dans bien des programmes des Nations Unies. Il formule aussi des recommandations visant à maximiser l'utilisation du sport et à l'intégrer dans les activités des Nations Unies, tel que, par exemple, le sport soit reconnu comme un instrument utile et intégré aux programmes de promotion du développement et de la paix. Le sport est en effet un langage universel, un mode de vie, qui permet de créer des ponts entre les différences sociales, religieuses et de genre, contribuant donc à maintenir la paix.

b) L'UNESCO, le sport pour la paix et le développement

L'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) reconnaît que la pratique du sport est un moyen pour promouvoir la paix. Il surpasse les limites des frontières géographiques et les classes sociales. Il joue aussi un rôle significatif dans la promotion de l’intégration sociale et du développement économique dans les différents contextes géographiques, culturels et politiques. Le sport est un outil puissant de renforcement des liens et des réseaux sociaux, et de promotion des idéaux de paix, de fraternité, de solidarité, de non-violence, de tolérance et de justice. Le devoir de faire face aux problèmes des pays en situation de post-conflit peut être facilité par la présence du sport qui a la capacité d’unir les peuples. Dans le cadre de ses efforts en vue de permettre au sport de jouer pleinement son rôle de facteur de paix et de développement, l’UNESCO apporte son soutien à plusieurs initiatives, tel que «Sport pour la paix dans les pays membres de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest)». Ce projet vise à utiliser le sport pour promouvoir une meilleure cohésion et une coopération dans les régions de l’Afrique de l’Ouest.

c) Les Jeux olympiques

En 1894, le baron Pierre de Coubertin fonde le Comité International Olympique (CIO) afin de faire revivre les anciens Jeux olympiques après une absence de plus de 1500 ans, voulant ainsi contribuer à bâtir un monde pacifique au moyen du sport en promouvant la communication, le fair-play et l'entente entre les peuples.

«Les Jeux olympiques, c'est un espace de liberté. Ça va contribuer à ouvrir la Chine et, naturellement, c'est de la pacification. Le sport est un fédérateur entre les hommes. Le sport sublime, dépasse les contradictions et les oppositions.» dit Nicolas Sarkozy en avril 2007.

d) La FIFA et l’UNICEF

Des programmes comme «Futbol para la Vida», programme d'éducation sur le SIDA au Honduras, et «Futbol para la Paz», programme national colombien utilisant le football pour unir les communautés, constituent des exemples du rôle que joue le partenariat (FIFA et UNICEF) dans la création d'un havre sûr pour les enfants éprouvés par la guerre, la pauvreté et la maladie.

Au cours des conflits armés d'Afghanistan, de Sierra Leone, de Géorgie, du Soudan et des Balkans, le football a aidé les enfants à surmonter les tensions et l'insécurité des situations de conflits. En 2004, l'UNICEF et la FIFA ont axé leur action sur la sensibilisation aux questions de sécurité qui affectent les enfants touchés par les conflits. La FIFA a donné 250 000 dollars de plus à l'UNICEF pour soutenir ses efforts de consolidation de la paix dans les pays déchirés par les conflits. Grâce au football, l'UNICEF et la FIFA ont contribué à édifier un environnement protecteur pour les enfants : en rapprochant les communautés, en réinsérant les anciens soldats, en fournissant aux enfants des lieux sûrs pour évacuer leurs frustrations et leurs tensions grâce au jeu.

Depuis 2002, l'UNICEF mobilise les gouvernements pour élaborer des stratégies globales garantissant à chaque enfant le droit de jouer, ainsi que le recommande la Convention relative aux droits de l'enfant. Cela veut dire encourager les Ministères à mobiliser des ressources pour construire de nouveaux terrains de sport, aires de jeux et stades, et élaborer des programmes sportifs qui contribuent à la réinsertion des enfants victimes de la guerre, la pauvreté, les épidémies et autres problèmes.

Le sport est un langage universel qui peut contribuer à combler les clivages* et promouvoir les valeurs fondamentales nécessaires à une paix durable. Sur le terrain de sport, les différences culturelles et les priorités s'évanouissent. «Un des avantages du sport, c'est qu'il rapproche les gens. Certains joueurs qui faisaient partie de bandes ou de milices et qui avaient coutume de se livrer au pillage et au viol sont maintenant devenus des sportifs et des membres actifs de la société», constate Salah Hussein, membre d'un club sportif à Jowhar (Somalie).

2) Un enjeu stratégique

La participation aux grandes compétitions internationales devient un enjeu stratégique. Les vaincus de la Grande guerre, comme l'Allemagne, sont exclus temporairement de la scène sportive pendant que les vainqueurs célèbrent ensemble leur victoire au cour des Jeux interalliés de 1919.

a) Géopolitique des Jeux olympiques

Au fil des Olympiades, le choix de la ville hôte est devenu un enjeu symbolique, financier et politique. La logique d'attribution des Jeux adoptée par le CIO a souvent été de privilégier un espace en pleine ascension. La désignation de Saint-Louis en 1904 montre l'intérêt de l'Europe pour le continent américain. Celle de Tokyo en 1964 ouvre la porte à l'Asie, celles de Séoul en 1988 et de Pékin en 2008 soulignent son dynamisme. L'élection de Rio de Janeiro pour les Jeux de 2016 parachève cette approche.

b) Le boycott

Si le sport est un fédérateur entre les hommes,  il permet aussi d’exprimer la division, entre deux politiques par exemple. En 1980 suite à l’invasion soviétique en Afghanistan, 50 nations boycottent des Jeux olympiques de Moscou parmi lesquels les États-Unis, le Canada, le Japon, ou encore l'Allemagne de l'Ouest.

c) Propagande d'une idéologie

Les régimes totalitaires ont attribué un rôle très important au sport, pour remodeler la société, mais aussi pour faire des individus de bons soldats. En effet, Hitler et Mussolini préféraient à l'intelligence du peuple "un corps sain" selon leurs critères.

Lors des Jeux olympiques d'été de 1936 à Berlin, l'Allemagne écrase toute concurrence, en sortant largement vainqueur avec un total de 89 médailles. Adolf Hitler voulait se servir de cet événement pour faire la propagande du nazisme et des théories sur la supériorité de la race aryenne, mais ses efforts sont au moins partiellement ébranlés quand un Américain noir, Jesse Owens, gagne quatre médailles d'or (100m, 200m, saut en longueur, 4x100m).

B) Le sport et l’économie

Il existe une économie du sport qui étudie l'incidence du sport sur l'ensemble de l'économie. En effet, le sport appartient aujourd'hui à la réalité économique. A titre d’exemple, ce secteur génère directement ou indirectement plus de 300 000 emplois en France.

Sport et argent, ça fait longtemps

Comme on peut s’en apercevoir de l'Iliade où les héros d'Homère s'affrontent pour des vases de bronze ou des chevaux, en passant par les Jeux Olympiques de l'Antiquité grecque, où les vainqueurs bénéficient dans leur cité d’origine d’avantages substantiels tel que de l’argent, au Tour de France qui engage, dès 1903, une surenchère de propositions financières des villes voulant devenir étapes de la Grande Boucle ou des sponsors, ou aux JO de Séoul de 1988 qui servent à des grandes marques de tremplin pour conquérir les marchés asiatiques émergents (Adidas), sport et argent sont liés, et ce depuis longtemps. Mais ce n’est que progressivement, au cours du XX ème siècle, que le sport est devenu une activité proprement économique.

1) La consommation sportive

La pratique du sport en tant que loisir, en expansion depuis les années soixante-dix, entraîne la consommation de vêtements et d'articles de sport, de services d'enseignement et d'animation. De plus, le vêtement sportif n’étant pas utilisé uniquement pour la pratique sportive (développement du sportswear), les distributeurs d’articles de sport profitent de ce phénomène, en particulier auprès des jeunes, pour attirer une cible beaucoup plus large que les simples pratiquants sportifs. Ainsi, le poids économique du sport en France a été de 30,4 milliards d'euros en 2005, soit 1,77 % du PIB. Les dépenses des ménages représentent 50 % de ces montants et sont principalement consacrées à l'équipement de la personne en vêtements (44 % en 2007), chaussures (19 %), matériel et accessoires (33 %) et services associés (location, réparations) pour 4 %.

2) La dimension économique du sport de haut niveau

La performance sportive de haut niveau suppose de lourds investissements, consentis par les pouvoirs publics ou les sponsors, mais constitue aussi un spectacle payant, et surtout un support publicitaire.

Les grandes compétitions sportives, mais aussi le sport en général, ont un impact dans l'économie et l'emploi régionaux, lié en particulier au bâtiment et aux travaux publics.

« Le sport est un creuset où s'entremêlent de la science, de la technologie, des médias, et pour tout dire, de l'argent et de la puissance économique » écrit Claude Genzling. Les sponsors tentent d'associer leur image de marque à la réussite d'un champion ou d'une équipe, ou encore à un événement. Et cela ne concerne pas que les fabricants d'articles ou de vêtements de sports. Ainsi les jeux de 1996 eurent lieu à Atlanta, la ville du siège social de Coca-Cola®. Le sport a en effet une bonne audience à la télévision et symbolise la compétitivité et le dynamisme de l'entreprise.

3) Le marché du sport télévisé

Le marché du spectacle sportif et plus particulièrement celui du sport télévisé constituent la plus grande part du marché des services liés au sport. Les droits télé du football en France représentent 600 millions d’euros par an, et trente secondes de pub lors d’une finale de coupe du monde de football rapportent 250 000 euros à la chaîne diffuseuse !

Les relations économiques entre le sport et la télévision sont basées sur une convergence d'intérêt. Le sport attire la télévision en ce qu'il est un gisement d'audience. De ce fait le sport contribue aux recettes publicitaires des chaînes de télévision, d'autant plus que les annonceurs sont attirés par les émissions à forte audience. De son côté, le sport est intéressée par la télévision à la fois parce qu'elle offre un gisement financier de plus en plus important, principalement pour le sport professionnel, mais également parce qu'elle assure la promotion du sport.

4) L’exemple du Qatar, le sport pour s’affirmer

Principal actionnaire du PSG, le petit émirat investit des milliards pour asseoir sa renommée.

Comment un pays d’1,7 million d’habitants et de 150 kilomètres de long, ne possédant aucune ligue de football professionnelle, a-t-il pu obtenir l’organisation du Mondial 2022 ?

Etre le troisième producteur mondial de gaz naturel et l’un des États de plus en plus incontournables sur la scène sportive l’a sûrement un peu aidé. Le Qatar et le sport c’est aussi un Grand Prix de F1, une course de cyclisme, des tournois de golf, d’équitation, d’escrime, de tennis, un meeting d’athlétisme. Le Comité olympique a même déposé son dossier de candidature pour organiser les JO 2020. Ils veulent tout ! Leur objectif est de devenir un "hub du sport international", en attirant les acteurs de l’industrie sportive.

Être incontournable, assouvir sa soif de reconnaissance. C’est déjà ce qu’a réussi cet ancien protectorat britannique sur le plan politique. La création de la chaîne de télévision Al-Jazira en 1996 lui a fourni un formidable outil de propagande dans le monde arabe, aujourd’hui prolongé dans le domaine sportif.

« Le Qatar pratique une forme de sponsoring d’Etat, un peu comme l’Allemagne de l’Est des années 60 », caricature volontiers Gilles Dumas, expert en marketing sportif. Les pays du Golfe sont des nations relativement récentes. Ils veulent du prestige. Avec des investissements ou des partenariats, ils achètent un peu de passé et d’histoire.

5) Générer une activité économique dans des régions désertées

En Chartreuse, les autochtones sont agriculteurs, restaurateurs, sylviculteurs*, éleveurs, hébergeurs, ou artisans, et commencent à devoir aller à la ville pour gagner de l’argent. Car, dans ce genre d’endroit, il est bien difficile de développer une activité économique. Ici, pas de grandes entreprises, pas de grands noms.  Alors quand une entreprise de plus de 25 salariés, Raidlight, propose de venir s’y installer, personne ne reste insensible. Les uns et les autres sont prêts à tout pour essayer de rentabiliser ces territoires de moyenne montagne en toute saison.

En effet, en 2009, le projet de Benoit Laval, trailer de haut-niveau et fondateur de la société Raidlight, marque de produits sportifs à rayonnement national et international spécialisée dans le Trail, est de créer un espace sportif innovant autour de la pratique du Trail, une « Station de Trail ». Cela s’est concrétisé et la Station de Trail de Chartreuse ouvert en mai 2011. La Station de Trail est un lieu 100% dédié au Trail, qui propose des parcours et des outils à la fois aux débutants désireux d’apprendre et d’être encadrés, et aux passionnés qui recherchent en un seul lieu de quoi organiser stages ou weekend complets.

Raidlight a par ailleurs obtenu le label d'excellence du Prix de la Stratégie d'entreprise 2012 décerné par le ministère des Finances et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

C) Le sport comme vecteur d’intégration

L’intégration c’est l’union de différents groupes et/ou personnes dans une société, une institution ou une organisation, c’est un processus qui conduit une personne à devenir un acteur social.

Les ressources du Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) contribuent  à un soutien renforcé aux actions territoriales en faveur du sport pour tous et au soutien à la construction et à la rénovation des équipements sportifs sont consacrées en priorité à cinq publics cibles : 

- Les jeunes scolarisés, notamment au travers des activités sportives d’accompagnement éducatif en temps périscolaire.

- Les habitants des quartiers en difficulté, en particulier les zones urbaines sensibles, auxquels le CNDS consacre 15% de ses crédits d’intervention disponibles.

- Les jeunes filles et les femmes, dont le taux de pratique reste inférieur à celui du public masculin.

- Les personnes handicapées, qui doivent pouvoir accéder à la pratique sportive quel que soit leur type de handicap.

- Les habitants des zones rurales en risque de désertification, où il importe de préserver les possibilités de pratique sportive par le développement de politiques de mutualisation et d’aménagements.

Exemple : L’intégration de personnes handicapées

L’intégration des personnes handicapées implique pour elles de se trouver dans un  environnement où elles se sentent bien, où elles trouvent leur place, appréciées par les autres pour ce qu’elles sont, reconnues avec leurs droits et acceptées dans leur  différence. Elle implique la valorisation de l’image de soi, le droit à la liberté et à  l’autonomie. C’est l’ensemble de la société qui doit s’impliquer dans une prise en compte de la différence, mais la pratique sportive est un vecteur privilégié pour atteindre ces objectifs.

Le sport est un outil d’intégration privilégié parce qu’il porte naturellement en lui les valeurs de respect, de tolérance et d’effort. De plus, une pratique sportive favorise l'accès à une vie sociale épanouie. C'est d'autant plus juste pour les personnes handicapées dont les capacités sportives peuvent avoir un réel impact sur leur intégration au sein d'un groupe ou d'une communauté. En pratiquant un sport collectif, l’handicapé n'est plus différent ni assisté, il est acteur du jeu.

La Fédération Française Handisport tend à rapprocher valides et invalides dans les clubs sportifs. Les athlètes handicapés s'entraînent régulièrement avec les athlètes valides. Les sports amateurs pour invalides permettent des bénéfices pour la santé et le développement personnel. Également, cela leur permet de se faire reconnaître dans la société, en montrant leurs potentiels au lieu de leurs limites. En effet, grâce au sport, la personne se sent plus autonome, réapprend à sentir son corps, à l'utiliser. La personne fait donc un pas de plus vers le dépassement de son handicap.